samedi 2 septembre 2017

UNE JOURNEE SUR LES MONTAGNES JAUNES ...

Me voici de retour après mes 8 semaines estivales annuelles bien reposantes et surtout, cette année en particulier, bien rafraichissantes!! et prête à attaquer cette quatrième année dans la chaleur, le bruit et la pollution dans cette bonne ville de Wuhan ! Et comme rentrée rime avec bonnes résolutions, je vais ces jours ci tenter de rattraper le retard accumulé dans mes petits posts car, ayant déjà un petit voyage de programmé à la fin du mois, je pense qu'il serait bien d'avoir pu finir de vous raconter nos voyages de 2016-2017 d'ici là....

Direction donc Les Montagnes Jaunes que nous avons visitées fin mai lors de la venue d'amis de France et, il faut le dire, durant la pire période possible: un WE de trois jours (Fête des Bateaux Dragons) mais, en même temps, lorsque l'on vit en Chine on prend forcément ses congés en même temps que les chinois...






Les Montagnes Jaunes, ou encore HuangShan en chinois, se trouvent dans la province de l'AnHui dans l'est de la Chine





 et sont très connues pour avoir inspiré des générations de peintres et poètes chinois. D'ailleurs même nous occidentaux, sans le savoir, notre vision de la Chine en a été fortement influencée car lorsqu'on imagine un paysage chinois de pins tordus accrochés à des montagnes vertigineuses, en fait nous ne faisons que nous rappeler une de ces estampes qui ont traversé les continents et nourri nos imaginaires.





A l'origine nous avions prévu d'y passer deux jours et une nuit, car il est bien connu que rien ne vaut un coucher ou un lever de soleil du haut de ces montagnes...
Mais voilà, notre mécanique de parfaits petits ChineTrotters, pourtant bien huilée depuis 3 ans, s'est mise à dérailler lorsque, merci le réveil de notre chauffeur qui est tombé en panne et les embouteillages monstrueux de tout WE férié ici, nous avons loupé le train qui devait nous emmener. 
Après moult discussions pour arriver à se faire comprendre pour changer de billets et prendre le dernier train de la journée dans lequel on a eu des billets debout (et oui ici on peut voyager debout même dans le TGV et même dans les trains couchettes...), pour annuler notre nuit d'hôtel en haut du site, puisque du coup on loupait aussi le dernier téléphérique de la journée pour monter (et j'oublie:  qui dit WE férié dit pas de remboursement d'hôtel....) et donc  reprendre 2 chambres en bas de la montagne pour la nuit....., notre "séjour 2 jours et une nuit dans un super hôtel en haut des HuangShan" s'est vu transformé en "une journée sur le site"! 
Donc point de photos de coucher et de lever de soleil et, somme toute, une visite un peu à la va vite mais qui devrait quand même vous donner une idée de la beauté des lieux.














Pour faire une comparaison avec le Parc Forestier de Zhangjiajie que nous avions visité à la même époque l'an passé, je dirais que les montagnes et canyons des HuangShan sont peut être moins impressionnants que les pics vertigineux de Zhangjiajie mais que leur beauté réside surtout dans la force de la nature qui arrive, dans des endroits improbables, à faire pousser des pins qui, leur vie durant, vont lutter contre le vent et les intempéries et se tordre pour mieux résister....

















Oui parce que, lors de notre visite, nous avons eu grand soleil, mais il pleut parait il 200 jours par an sur ces montagnes et, l'hiver, la neige et le verglas sont bien présents également. La contre partie de ce grand beau temps est que nous n'aurons pas eu droit au spectacle des montagnes émergeant de la mer de nuages..... tout ce qui fait la poésie du lieu !!


Malgré la foule des visiteurs, nous pouvons régaler nos yeux de jolis panoramas immortalisés par quelques artistes qui ne semblent pas gênés par cette marée humaine ....




















Si la nature montre dans les HangShan sa force, celle des chinois n'y est pas absente car pour nous permettre de jouir au maximum de ces sites incroyables, nous bénéficions de passerelles et escaliers dont je n'ose imaginer la difficulté de construction ....









Bon évidemment  il y a toujours quelques "débordements" assez incroyables....on est en Chine quand même !! personnellement nous n'avons pas testé la photo souvenir sur l'escalier, car, la photo ne le montre pas, mais cette inconsciente touriste se trouve quand même au dessus d'un à pic de plusieurs centaines de mètres !! on remarquera d'ailleurs qu'elle semble vraiment peu rassurée ;-)





La journée s'achève sur les HuangShan et, avant que nous quittions les hauteurs, nous pouvons quand même admirer la vue des montagnes sous le soleil descendant .








lundi 19 juin 2017

LES RIZIERES DE YUANYANG ...


Mais si, mais si!.... je suis toujours là! et même plus, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous devrions rester encore 2 ans à Wuhan! Il n'empêche, je suis quand même mortifiée de voir la poussière qui s'est accumulée sur ce blog depuis quelques temps. Pourtant j'avais pris de bonnes résolutions en janvier mais pfff.... je crois qu'en fait le temps passe beaucoup plus vite en Chine qu'ailleurs!! En plus quand je vois toutes les belles visites et découvertes que j'ai faites ces temps ci, c'est vraiment pas sympa de ma part de ne pas partager avec vous!! ;-)

Je vais donc faire un bond dans le temps et revenir trois mois en arrière pour vous parler des magnifiques rizières de Yuanyang, un des plus beau site du Yunnan et de la Chine.





Le Yunnan, j'en avais déjà visité une partie du nord (notamment La Gorge du Saut du Tigre et Lijiang). Les rizières de Yuanyang se trouvent, elles, complètement au sud, à la frontière avec le Vietnam.
Le but de ce voyage était en réalité un trail, justement dans les rizières,  mais bien sûr je me suis octroyé 2 jours supplémentaires, histoire d'avoir le temps de bien profiter de cette très jolie région et de préparer un peu mes mollets avant la course....
Des rizières, nous en avions déjà vu de très jolies dans la province du Guangxi, mais ce qui frappe en arrivant à Yuanyang c'est le gigantisme de la zone. Depuis des siècles, les Hani (la minorité locale) cultivent le riz et façonnent ces terrasses en grignotant les flancs des montagnes, nous offrant un panorama incroyable de formes et de couleurs, témoignage de ce long labeur.














Cela faisait très longtemps que nous avions envie de visiter cette région et de voir ces magnifiques rizières. Le but de notre séjour étant le trail, nous n'avions pas vraiment le choix des dates mais je pense que cette période de l'année, fin mars, est un très bon choix. Comme il n'y a qu'une culture de riz dans l'année, l'hiver est le bon moment pour voir les rizières au repos et donc en eau. Si donc, comme moi, vous rêvez de voir le jeu de la lumière sur ces miroirs d'eau, allez y en hiver. De plus fin mars les températures sont très douces, il ne fait pas froid et, je pense, il y a moins de risque de brouillard ou de pluie, en tout cas nous, nous avons eu du très beau temps....











Pour profiter pleinement de la vue et pouvoir être au meilleur endroit pour le lever de soleil, je vous conseille de dormir dans l'une des guest house de Duoyishu. La nôtre était vraiment très bien, très confortable et très bien placée dans le village. Et surtout sa gérante, Lucy, est très accueillante, parle très bien anglais et vous organise des tours à la journée dans les différents villages et spots alentours et peut même si vous le désirez vous emmener faire une balade d'une journée dans les rizières. 
Car si les rizières sont très belles, les villages Hani n'ont rien à leur envier et sont également à ne pas manquer.
































Les Hani vivent de la culture du riz mais n'ayant qu'une récolte par an, cela n'est pas suffisant pour subvenir à leurs besoins. Les hommes en âge de travailler doivent partir se faire employer dans des régions plus industrielles et comme dans beaucoup de provinces reculées de chine, les villages se retrouvent principalement peuplés de vieilles personnes et d'enfants. Et si on voit encore des femmes broder ou teindre les tissus pour fabriquer leurs costumes traditionnels, beaucoup travaillent sur le bord de la route à casser des cailloux pour les belles routes pavées que le gouvernement est en train de construire dans la zone classée ou pour les constructions de nouvelles maisons ou hôtels pour le tourisme. Et même si cet état de fait est certainement le seul moyen de conservation de ce patrimoine et nous permet donc d'en profiter, on ne peut que regretter l'époque où la culture de la terre suffisait à leur permettre de vivre dans leurs villages.

















Ce qui m'a le plus fascinée devant ce panorama, ce sont les palettes de couleurs et les reflets dont se parent les rizières, suivant l'heure de la journée ou la nature du sol....





























Bien sûr, après cette très belle visite, il a fallu passer aux choses sérieuses !! et même si les 12 kms (21 pour MCT voire 45 pour les plus forts de l'équipe...) m'ont bien tiré dans les jambes, ce fut un immense bonheur de pouvoir courir dans un tel décor !